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Le mariage entre l'immersion et la technologie : une route parfois cahoteuse mais un effort qui vaut la peine

Le mariage entre l'immersion et la technologie : une route parfois cahoteuse mais un effort qui vaut la peine

Président et directeur général de l’Association canadienne d’éducation (ACE), Ron Canuel a dit dans son billet de blogue « Technology in Education : Research Says !! »: Les enfants d’aujourd’hui sont beaucoup plus engagés dans l’utilisation de la technologie, surtout ailleurs qu’à l’école. Pour que l’éducation les prépare à leur monde, l’utilisation de la technologie doit devenir la norme dans nos classes et dans nos écoles. (traduction libre)  Mais, en tant qu’enseignants, nous avons la responsabilité de l’intégrer de façon utile mais efficace.  

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J'aime l'idée de donner la chance aux élèves de montrer ce dont qu'ils sont capables de faire avec la technologie mise à leur disp... Lire la suite
mardi 1 décembre 2015 16:28
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Technophobe, technophile, ou technoréfléchi, vous dites?

Ce billet a pour but de vous amener à réfléchir sur la présence des technologies dans la salle de classe en immersion. Il vise aussi à vous faire réfléchir… êtes-vous un technophile pour qui les technologies ont la réponse à tous les défis rencontrés en contexte scolaire? Êtes-vous plutôt du genre technophobe, qui pense que les technologies n’ont pas leur place à l’école, et qu’il est encore possible d’apprendre sans les technologies, en 2013? Moi, je vous suggère d’opter pour le profil des technoréfléchis.


Les technoréfléchis, c’est quoi, c’est qui? Ce sont des personnes qui ont compris que les technologies sont à l’école non pas pour permettre aux élèves de s’amuser, mais bien pour apprendre… Fini le temps où l’on peut aller « jouer » à l’ordinateur parce que son travail de français ou d’histoire est terminé. Que nenni!

Les technologies – il faut se le dire – sont là pour faire apprendre, et non pas pour s’amuser, surtout que les gens en abusent beaucoup en dehors de l’école, à des fins ludiques. Les technoréfléchis, ce sont aussi des personnes qui ont compris – et les nombreux travaux de recherche que mon équipe et moi avons menés depuis quelques années nous l’ont montré – que les technologies peuvent réellement aider les élèves à apprendre, le français ou toute autre matière, à condition d’en faire bon usage. Autrement dit, les technoréfléchis ont compris que les technologies possèdent un immense potentiel pour participer à la réussite scolaire des élèves, pour contribuer à leur apprentissage, pour faciliter l’enseignement.

Mais dans tous ces contextes, même si les technologies ont un potentiel, c’est plutôt la manière dont elles sont mises en place par l’enseignant qui compte. À ce titre, l’enjeu actuel de l’usage des technologies en immersion consiste en grande partie à savoir comment rendre effectif leur potentiel pédagogique. Lors de précédents travaux de recherche, on a parfois cru que la simple présence des technologies en classe favorisait l’engagement des élèves. Ce n’est qu’en partie vrai. Car si l’usage n’est pas adéquat, soit l’engagement diminuera, soit les élèves auront du plaisir, mais ils n’apprendront rien. Ce constat est d’une importance capitale. L’intégration des technologies de l’information et de la communication en contexte scolaire doit s’arrimer pleinement à la mission de l’école : instruire, socialiser, qualifier. La finalité de l’éducation ne doit pas changer à cause des technologies; seule la façon de faire se transformera. Cela, de nombreux enseignants technophiles l’oublient parfois.

Les technologies ne sont pas juste là pour amuser, pour rendre plus beau, pour socialiser. Elles sont avant tout là pour que l’on exploite leur potentiel pédagogique ou éducatif. Et vous, qui êtes-vous? Des technophiles, des technophobes… ou des technoréfléchis?

 

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