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Une pédagogie repensée et alignée sur les compétences

C’est avec beaucoup de chaleur humaine que je vous accueille sur le blogue de l’ ACPI en cette fin d’hiver,  qui aura encore une fois testé notre patience à résister au froid au centre du pays et à tester nos compétences de pelletage dans l’est du  pays. Je crois que dans l’ouest, inspiré par l’énergie des Flames de Calgary,  l’hiver fut plutôt agréable.

Alors nous voici en mode transition, vers un printemps qui s’avérera, espérons-le, plus chaleureux pour tous et c’est avec cette idée de transformation et de transition que je veux aborder l’immersion en version 3.0. Cette nouvelle vision de l’immersion en est une où l’apprentissage d’une langue seconde se dessinera sur des tableaux différents et qu’un nouveau moule pédagogique verra le jour. Cette pédagogie repensée et alignée sur les compétences servira de tremplin aux discussions du mois de mars pour ce blogue de l’ACPI. Alors, bonne lecture à tous et bon printemps 2015.

  • Repenser la planif....

(Le moule contenu)

Dans ce nouveau modèle pédagogique, la planification des tâches et de l’apprentissage prend une nouvelle tournure. Traditionnellement, on est parti de contenus pour aller vers les compétences. Voici un exemple où on pourra reconnaitre ce modèle au primaire. Le calendrier nous montre le mois d’octobre alors nous couvrons un thème qui s’appelle l’Halloween. Pendant 10 jours nous planifions des activités autour de ce thème. Typiquement il y aura du vocabulaire à apprendre, il y aura des verbes reliés au thème et si le tout se passe bien nous clôturons l’unité avec un bon vieux test traditionnel par écrit basé sur le thème de l’Halloween. Quand nous parlerons aux parents, nous discuterons du travail accompli et des résultats obtenus pour l’Halloween. Le parent retourne à la maison et comprend que le français c’est surtout une question de contenus, de travaux à accomplir et que le succès se définit selon les notes scolaires, la remise des travaux à des dates précises. Selon moi, il s’agit d’un modèle contenu. Les compétences ne sont pas planifiées et se développent sans structures ou suivi.

(Le moule compétence)

Dans une perspective actionnelle, le plan d’action des pédagogues se transforme. Il doit débuter avec les besoins de notre acteur social. Notre acteur social aura 6 tableaux de compétences à développer. Les six compétences se divisent en trois sous-catégories soit : la compréhension, la production ou l’interaction.

Cette nouvelle tâche doit se construire sur une compétence précise. Par exemple l’objet de l’activité est d’écouter (compétence CO) un court documentaire sur le travail des enfants dans un pays donné et ensuite d’exprimer une opinion sur cette situation. (Compétence en PO). Potentiellement cette tâche peut se développer par une activité en table ronde sur cette thématique et nous pourrons observer des apprenants en discussion. (Compétence IO)

Cette nouvelle tâche peut également partir d’un moule écrit, d’une lecture d’un article de journal. Cependant la logique en planification  demeurera la même: lecture pour le plaisir et aussi lecture pour mesurer la compréhension de l’information dans un texte. (Compétence CÉ) L’élève pourra par la suite discuter avec des collègues et comparer les points de vue inclus dans ces textes. (Compétence IO). Ils pourront par voie de blogue soumettre leurs préférences parmi les lectures. (Compétence PÉ).

Le contenu dans ce modèle se dirige vers l’arrière-scène et il devient utile seulement pour servir les besoins pour faire croître les compétences. Ce contenu peut et devrait être totalement flexible. Il peut et devrait être différencié selon les besoins de l’apprenant et aussi selon la croissance linguistique des apprenants. Je me réfère ici au progrès selon l’échelle du CECR.

En salle de classe….

Le prof ou la prof doit aussi prendre un recul par rapport au rôle traditionnel qu’il ou qu’elle a à jouer. Le pédagogue doit devenir le maitre du design de l’apprentissage. Il doit créer ces nouvelles tâches actionnelles. Il deviendra un maitre de l’environnement ‘apprentissage’.  Cet environnement fera disparaitre les rangées de pupitres pour voir apparaitre de belles tables de discussions, car si nous voulons développer la confiance en interaction, il nous faudra un environnement physique qui permettra la discussion de façon toute naturelle.

Le pédagogue doit aussi diminuer son temps de paroles. Ce temps de parole est essentiel, mais il doit surtout servir à donner des instructions claires pour enclencher et pour consolider les acquis. Ce temps de parole doit servir à donner de la rétroaction individuelle. Ce qui veut dire que le prof ou la prof limitera son temps de parole à  30% du temps global et que les élèves en interaction manipuleront  70% de ce temps. Alors chaque apprenant pourra consacrer 70% de chaque minute à développer sa compétence et sa confiance au quotidien.

Le pédagogue respectera toujours la logique suivante en pédagogie: d’abord la CO, l’IO et la PO en priorité et ensuite la CÉ, l’IÉ et la PÉ au second rang des priorités. La fondation, comme le prescrit clairement le curriculum de l’Ontario,  doit être l’oral. Si on veut construire une confiance durable, elle doit se ressentir au mode oral d’abord. L’écrit, on doit lui donner une place noble, mais réaliste. Mieux vaut écrire des textes plus courts et bien construits que d’écrire de longs textes bourrés d’erreurs. Alors l’écriture doit être ciblée pour notre apprenant du futur. Lorsqu’il écrira pour démontrer sa créativité on valorisera cette créativité et on s’inquiétera un peu moins de la structure langagière. Lorsque nous exigerons un écrit ciblé et précis alors nous exigerons des textes courts, bien écrits qui auront suivi un processus d’écriture. C’est à dire, qu’en écrit, on recevra une rétroaction, on réécrira, on recevra une seconde rétroaction et finalement l’apprenant nous soumettra un texte final prévisible, car nous l’aurons vu progresser en qualité. Pour bien respecter ce processus, il faut limiter la longueur des textes comme lors d’une évaluation au DELF.

L’évaluation…

On ne peut parler de pédagogie sans aborder l’évaluation. Ici des principes fondamentaux s’inscrivent au menu du succès:

  • auto-évaluation constante selon les descripteurs du CECR. L’élève tout au long de son parcours doit être capable de se situer.
  • évaluation formative, formative, formative et encore formative avant de s’aventurer en mode sommatif.
    • établir un moule rétroaction selon des critères précis, par exemple lexique (étendue et maitrise)
  • évaluation sommative critériée et prévisible qui a pour but de déterminer la qualité et non la quantité. La qualité se mesure par rapport à un degré d’efficacité préétabli et pré-construit. Cette évaluation sommative tiendra compte du développement linguistique. Alors le degré d’efficacité peut être élevé en zone A2, tout comme il pourrait être peu efficace en zone B2. Pour être juste pour l’apprenant, l’efficacité doit être mesurée selon la zone de croissance. De cette façon, l’évaluation sommative sera au service du progrès et ne devra plus être perçue comme une fin en soi.

Pourquoi un réalignement….

Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est de notre devoir d’établir une cohérence en pédagogie et en évaluation. Le CECR nous permet de mieux définir l’acquisition et la progression en langue seconde. Le testage au DELF nous permet de mieux définir nos critères de réussite. Alors c’est à nous de bien lire ou relire nos programmes d’étude en FLS et de chercher le moule compétence et de créer un nouvel environnement qui aura un effet durable chez tous nos apprenants en immersion et en langue seconde.

Lorsque la pédagogie s’aligne sur des principes, sur des tâches  de compétences,  on établit une fondation pour une confiance accrue chez l’apprenant. Lorsque l’apprenant se situe au quotidien sur son GPS (CECR) on solidifie cette confiance et cette fondation. Et finalement lorsque l’évaluation est directement liée à cette compétence nous développons des apprenants autonomes. En termes de CECR ça nous permet de dire qu’on développera de bons B1, de bons B2 et qu’en toute logique nous aurons des milliers d’élèves qui deviendront de bons C1 et de bons C2.

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Commentaires 7

Marie-Josée Morneau le mardi 10 mars 2015 21:19

Bonjour Denis et merci pour ce réveil pédagogique si bien illustré!

En effet, il est primordial que nous repensions nos pratiques pédagogiques afin d'offir à nos élèves des expériences d'apprentissages optimales. Lorsque je réfléchis à ma carrière d'enseignement, je dois avouer que comme plusieurs, j'ai trop souvent consacré énormément de temps à des activités qui en fait de compte visaient très peu d'objectifs d'apprentissage spécifiques. J'ai appris que le facteur "WOW" n'égale pas toujours un bon investissement de temps et n'aboutit pas nécessairement à un apprentissage durable. Ce n'est que plus tard dans mon cheminement professionnel que j'ai appris à planifier à rebours afin de d'abord cibler les compétences académiques et langagières, ce qui m'obligeait ensuite à planifier des expériences d'apprentissage plus riches en contexte communicatif et de m'assurer que mes élèves étaient actifs dans leur apprentissage.

Je suis entièrement d'accord que nos élèves en immersion française ont besoin d'améliorer leur confiance en communication orale, ainsi que l'aisance et surtout la précision de leur langue d'apprentissage. C'est donc notre devoir professionnel d'outiller nos élèves afin qu'ils soient plus compétents et fiers de leurs bons B2 et C1.

Bonjour Denis et merci pour ce réveil pédagogique si bien illustré! En effet, il est primordial que nous repensions nos pratiques pédagogiques afin d'offir à nos élèves des expériences d'apprentissages optimales. Lorsque je réfléchis à ma carrière d'enseignement, je dois avouer que comme plusieurs, j'ai trop souvent consacré énormément de temps à des activités qui en fait de compte visaient très peu d'objectifs d'apprentissage spécifiques. J'ai appris que le facteur "WOW" n'égale pas toujours un bon investissement de temps et n'aboutit pas nécessairement à un apprentissage durable. Ce n'est que plus tard dans mon cheminement professionnel que j'ai appris à planifier à rebours afin de d'abord cibler les compétences académiques et langagières, ce qui m'obligeait ensuite à planifier des expériences d'apprentissage plus riches en contexte communicatif et de m'assurer que mes élèves étaient actifs dans leur apprentissage. Je suis entièrement d'accord que nos élèves en immersion française ont besoin d'améliorer leur confiance en communication orale, ainsi que l'aisance et surtout la précision de leur langue d'apprentissage. C'est donc notre devoir professionnel d'outiller nos élèves afin qu'ils soient plus compétents et fiers de leurs bons B2 et C1.
Invité - Denis Cousineau le jeudi 12 mars 2015 02:07

Entièrement d'accord avec toi Marie-Josée. Une plus grande collaboration de tous les enseignants peu importe le pallier devrait permettre de voir des progrès.

Entièrement d'accord avec toi Marie-Josée. Une plus grande collaboration de tous les enseignants peu importe le pallier devrait permettre de voir des progrès.
Monica Tang le mercredi 11 mars 2015 22:48

Très bel article, Denis!

J'ai bien aimé cette idée que: "... chaque apprenant pourra consacrer 70% de chaque minute à développer sa compétence et sa confiance au quotidien". Ça me fait penser au chef d'orchestre qui ne semble que faire aller ses bras alors que ses musiciens font tout le travail. Mais au fond, l'intention et l'interprétation (lire: la planification stratégique de l'activation des compétences) derrière la musique (lire: le contenu) sont bel et bien "orchestrées" par le chef. Ce n'est pas le travail du hasard. Le CECR est le meilleur outil que je connaisse qui peut nous aider avec cette activation des compétences.

Et effectivement, la confiance et la compétence du musicien individuel ne peuvent venir qu'en jouant. Le résultat ultime vient lorsque chaque individu de l'orchestre a trouvé une aisance, une précision et un plaisir à la musique qu'il nous présente.

Très bel article, Denis! J'ai bien aimé cette idée que: "... chaque apprenant pourra consacrer 70% de chaque minute à développer sa compétence et sa confiance au quotidien". Ça me fait penser au chef d'orchestre qui ne semble que faire aller ses bras alors que ses musiciens font tout le travail. Mais au fond, l'intention et l'interprétation (lire: la planification stratégique de l'activation des compétences) derrière la musique (lire: le contenu) sont bel et bien "orchestrées" par le chef. Ce n'est pas le travail du hasard. Le CECR est le meilleur outil que je connaisse qui peut nous aider avec cette activation des compétences. Et effectivement, la confiance et la compétence du musicien individuel ne peuvent venir qu'en jouant. Le résultat ultime vient lorsque chaque individu de l'orchestre a trouvé une aisance, une précision et un plaisir à la musique qu'il nous présente.
Invité - Denis Cousineau le jeudi 12 mars 2015 02:09

Merci Monica. J'aime bien cette analogie avec le chef d'orchestre. Génial comme image. Tous les instruments de musique peuvent aussi représenter ces actes sociaux. Vive les musiciens compétents et confiants.
Denis

Merci Monica. J'aime bien cette analogie avec le chef d'orchestre. Génial comme image. Tous les instruments de musique peuvent aussi représenter ces actes sociaux. Vive les musiciens compétents et confiants. Denis
Admin (website) le lundi 30 mars 2015 02:22

Pour que nos élèves augmentent leur confiance dans toutes les compétences, il faut vraiment travailler un thème (tel un temps de verbe) en profondeur et y revenir souvent tout au long de l'année dans des activités variées et qui les engage. Je crois que nous allons souvent trop rapidement et notre enseignement fait souvent des sauts sans liens évidents pour eux. Les compétences sont importantes pour former de bons communicateurs.

Pour que nos élèves augmentent leur confiance dans toutes les compétences, il faut vraiment travailler un thème (tel un temps de verbe) en profondeur et y revenir souvent tout au long de l'année dans des activités variées et qui les engage. Je crois que nous allons souvent trop rapidement et notre enseignement fait souvent des sauts sans liens évidents pour eux. Les compétences sont importantes pour former de bons communicateurs.
Invité - Denis Cousineau le mardi 31 mars 2015 01:34

Intéressant ce que tu dis. Totalement en accord avec toi avec le rythme. C'est important de bien faire les choses et je suis un de ceux qui propose de ralentir la cadence et de permettre de bien faire les choses quitte à reprendre le travail dans le but d'améliorer la qualité. Souvent avec mes collègues je propose la recette suivante: on en fait moins mais on le fait mieux. Pour ce qui est des thèmes là je diverge légèrement d'opinion. Souvent les enseignants se font prendre dans la trappe à contenu. Lorsqu'on travaille les compétences, les thèmes nous servent de tableau de fond. Ils ne doivent pas nous lier les mains. Les enseignants sont tellement conscienceux que parfois à vouloir trop respecté les thèmes on oublie l'objectif principal qui demeure le développement de compétences distinctes mais liées. Pour ce qui est des verbes je les vois pour leur potentiel en planification. Par exemple un thème ou l'objet est d'argumenter, ça c'est intéressant et engageant. Mais si l'objet est la maîtrise du verbe vouloir, alors ça c'est du travail de profs et selon moi, ça ne permet pas un grand développement des compétences. Merci d'avoir collaboré au blogue Luce.
Denis

Intéressant ce que tu dis. Totalement en accord avec toi avec le rythme. C'est important de bien faire les choses et je suis un de ceux qui propose de ralentir la cadence et de permettre de bien faire les choses quitte à reprendre le travail dans le but d'améliorer la qualité. Souvent avec mes collègues je propose la recette suivante: on en fait moins mais on le fait mieux. Pour ce qui est des thèmes là je diverge légèrement d'opinion. Souvent les enseignants se font prendre dans la trappe à contenu. Lorsqu'on travaille les compétences, les thèmes nous servent de tableau de fond. Ils ne doivent pas nous lier les mains. Les enseignants sont tellement conscienceux que parfois à vouloir trop respecté les thèmes on oublie l'objectif principal qui demeure le développement de compétences distinctes mais liées. Pour ce qui est des verbes je les vois pour leur potentiel en planification. Par exemple un thème ou l'objet est d'argumenter, ça c'est intéressant et engageant. Mais si l'objet est la maîtrise du verbe vouloir, alors ça c'est du travail de profs et selon moi, ça ne permet pas un grand développement des compétences. Merci d'avoir collaboré au blogue Luce. Denis
Admin le lundi 7 septembre 2015 17:18

Pour faire suite aux commentaires concernant l'enseignement par thème en salle de classe, je comprends très bien certains désarrois mais quel plaisir et engagement nous remarquons dans l'implication des élèves face au projet.

Au début de ma pratique, l'enseignement par thème a été une méthode qui a permis aux élèves de se connaître en travaillant en groupe, de développer et d'apprendre sur le sujet donné par leur pair et leur recherche, d'être motivé en pouvant démontrer leurs connaissances et leurs expertises technologiques.

Par la suite, on nous a imposé l'achat de cahiers d'activités, qui nécessairement ajoute un plus, puisque l'on y trouve différents sujets(inspirant pour les thèmes), lectures, pratiques grammaticales etc.
Pour comprendre ceux qui misent beaucoup à la pratique et connaissance de la grammaire, la pédagogie par thème offre tous ces moments à même le projet.
À l'écrit, l'élève doit obligatoirement pratiquer la connaissance et l'aprentissage d'un vocabulaire relié au thème, conjugué les verbes au temps exigé et cela se fait sous la supervision de l'enseignant. Je suggère beaucoup l'utilisation du Bescherelle et du dictionnaire français en tout temps.

Le cahier d'activités, non seulement il offre des sujets diverses à développer mais de belles feuilles de devoir, dont certains parents exigent.

Pour faire suite aux commentaires concernant l'enseignement par thème en salle de classe, je comprends très bien certains désarrois mais quel plaisir et engagement nous remarquons dans l'implication des élèves face au projet. Au début de ma pratique, l'enseignement par thème a été une méthode qui a permis aux élèves de se connaître en travaillant en groupe, de développer et d'apprendre sur le sujet donné par leur pair et leur recherche, d'être motivé en pouvant démontrer leurs connaissances et leurs expertises technologiques. Par la suite, on nous a imposé l'achat de cahiers d'activités, qui nécessairement ajoute un plus, puisque l'on y trouve différents sujets(inspirant pour les thèmes), lectures, pratiques grammaticales etc. Pour comprendre ceux qui misent beaucoup à la pratique et connaissance de la grammaire, la pédagogie par thème offre tous ces moments à même le projet. À l'écrit, l'élève doit obligatoirement pratiquer la connaissance et l'aprentissage d'un vocabulaire relié au thème, conjugué les verbes au temps exigé et cela se fait sous la supervision de l'enseignant. Je suggère beaucoup l'utilisation du Bescherelle et du dictionnaire français en tout temps. Le cahier d'activités, non seulement il offre des sujets diverses à développer mais de belles feuilles de devoir, dont certains parents exigent.
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jeudi 19 septembre 2019
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