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La rentrée, quel mot magique!

 

Même après plus de 25 ans, ce seul mot évoque un cortège d‘images et d’effervescence, une ribambelle de visages souriants hâlés, un peu fébriles… Et même en voulant s’y soustraire, les ventes d’effets scolaires dans les circulaires qui nous assaillent dès le début août ont tôt fait de nous rattraper….

Et c’est parti pour un autre 10 mois, comme si notre horloge biologique sonnait à un autre rythme, différente de celle qui débute en janvier, indissociable de chaque nouvelle cohorte à apprivoiser, à  nourrir, à aider, à aimer et à  soutenir dans ses hauts et ses bas…

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Garçon + lecture = une équation gagnante

À la suite de notre lecture de l’article de François Gravel, nous croyons que l’intention pédagogique et le plaisir de lire vont de pair. Aucune lecture ne doit être dépréciée. Les garçons doivent se sentir interpellés par un texte, et ce même texte doit plaire aux filles. Chez Groupe Modulo, cette préoccupation est constante lors de nos choix éditoriaux. Par exemple, des textes informatifs accompagnés de photos attrayantes sur des sujets accrocheurs, comme les insectes ou les animaux, vous sont proposés dans les deux nouvelles collections de littératie Des mots et des images et Étoile montante pour les plus jeunes. Ces deux collections colorées et vivantes sont un point de départ vers l’amour de la lecture.

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Laissez-les lire!

Comme beaucoup de petits garçons, je raffolais des bandes dessinées. J'ai dû lire mes albums de Tintin cinquante fois chacun, si ce n'est pas plus. Mais les professeurs disaient que les bandes dessinées n'étaient pas de vrais livres, et c'était presque un péché de les aimer.

Un peu plus tard, j'ai plongé dans les aventures de Bob Morane. Personne ne pouvait prétendre que ce n'étaient pas de vrais livres : il n'y avait même pas d'images! Les professeurs m'ont cependant fait comprendre que ce n'était pas de la vraie littérature et que mon cerveau se ratatinerait si je continuais à les lire.


La mort dans l'âme, je me suis ensuite tourné vers les grands auteurs. Vers l'âge de 15 ans, je me suis pris d'affection pour Maupassant, dont j'ai lu toutes les nouvelles. Je me suis arrêté quand un de mes professeurs m'a dit, sur un ton supérieur : '' C'est bien, mais ce n'est quand même pas Flaubert... '' Il levait le nez sur Maupassant!!! Jusqu'où fallait-il donc aller pour leur plaire?

Je me demande encore comment il se fait que je n’aie pas arrêté de lire à ce moment-là. Tout le monde semblait s’être ligué contre moi, mais c’était compter sans ma tête de cochon. J'ai plutôt décidé de continuer, mais de ne plus jamais parler de mes lectures à mes professeurs. Je me suis par la suite régalé avec Edgar Poe, Conan Doyle, Victor Hugo, sans jamais renier mes Tintin, que je relisais régulièrement avec plaisir. Sage décision, dont je me félicite encore aujourd'hui : personne ne mérite de subir le mépris, surtout pas parce qu'il lit!

Il m'arrive encore très souvent aujourd'hui de rencontrer des parents et des professeurs qui se désolent que leurs enfants ne lisent que des Garfield, ou le Livre des records, ou le Guide de l'auto...

Les enfants ne sont pas fous. Ils ressentent ce mépris. Et ils n'ont pas tous ma tête de cochon, malheureusement (ou heureusement!). Le résultat, c'est que plusieurs d'entre eux arrêtent de lire, et je les comprends!

Les enfants qui lisent des Garfield passeront peut-être à autre chose, un jour. Ou peut-être pas. Chose certaine, ce n'est pas en les regardant de haut qu'on va les aider!

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Technophobe, technophile, ou technoréfléchi, vous dites?

Ce billet a pour but de vous amener à réfléchir sur la présence des technologies dans la salle de classe en immersion. Il vise aussi à vous faire réfléchir… êtes-vous un technophile pour qui les technologies ont la réponse à tous les défis rencontrés en contexte scolaire? Êtes-vous plutôt du genre technophobe, qui pense que les technologies n’ont pas leur place à l’école, et qu’il est encore possible d’apprendre sans les technologies, en 2013? Moi, je vous suggère d’opter pour le profil des technoréfléchis.


Les technoréfléchis, c’est quoi, c’est qui? Ce sont des personnes qui ont compris que les technologies sont à l’école non pas pour permettre aux élèves de s’amuser, mais bien pour apprendre… Fini le temps où l’on peut aller « jouer » à l’ordinateur parce que son travail de français ou d’histoire est terminé. Que nenni!

Les technologies – il faut se le dire – sont là pour faire apprendre, et non pas pour s’amuser, surtout que les gens en abusent beaucoup en dehors de l’école, à des fins ludiques. Les technoréfléchis, ce sont aussi des personnes qui ont compris – et les nombreux travaux de recherche que mon équipe et moi avons menés depuis quelques années nous l’ont montré – que les technologies peuvent réellement aider les élèves à apprendre, le français ou toute autre matière, à condition d’en faire bon usage. Autrement dit, les technoréfléchis ont compris que les technologies possèdent un immense potentiel pour participer à la réussite scolaire des élèves, pour contribuer à leur apprentissage, pour faciliter l’enseignement.

Mais dans tous ces contextes, même si les technologies ont un potentiel, c’est plutôt la manière dont elles sont mises en place par l’enseignant qui compte. À ce titre, l’enjeu actuel de l’usage des technologies en immersion consiste en grande partie à savoir comment rendre effectif leur potentiel pédagogique. Lors de précédents travaux de recherche, on a parfois cru que la simple présence des technologies en classe favorisait l’engagement des élèves. Ce n’est qu’en partie vrai. Car si l’usage n’est pas adéquat, soit l’engagement diminuera, soit les élèves auront du plaisir, mais ils n’apprendront rien. Ce constat est d’une importance capitale. L’intégration des technologies de l’information et de la communication en contexte scolaire doit s’arrimer pleinement à la mission de l’école : instruire, socialiser, qualifier. La finalité de l’éducation ne doit pas changer à cause des technologies; seule la façon de faire se transformera. Cela, de nombreux enseignants technophiles l’oublient parfois.

Les technologies ne sont pas juste là pour amuser, pour rendre plus beau, pour socialiser. Elles sont avant tout là pour que l’on exploite leur potentiel pédagogique ou éducatif. Et vous, qui êtes-vous? Des technophiles, des technophobes… ou des technoréfléchis?

 

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Faire bien communiquer la culture, c’est pouvoir vivre pleinement sa passion (y compris, bien entendu, son enseignement) en immersion!

Peter Heffernan, PhD (Université Laval, 1995) travaille comme formateur d’enseignants depuis 1982 à la Faculté d’ Éducation, University of Lethbridge en Alberta. 

Il me fait plaisir de pouvoir dialoguer avec vous, lecteurs potentiels, sur le sujet de l’intégration du culturel et de l’interculturel dans le cours d’immersion. Pourquoi d’abord? Effectivement, je partage ici ce que moi, je considère un billet d’amour (peut-être bien approprié ce mois-ci où nous célébrons la Saint-Valentin!). « Comment ça, un billet d’amour? », vous me demanderez. Eh bien, tout engagement (tout comme toute carrière engageante et engagée) se doit bien de commencer avec une graine sinon plein de passion, n’est-ce pas? Et, justement, en quoi consiste cette passion dont je parle? ...

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Commentaires récents pour ces articles
Peter Heffernan
Merci, Kwe Kwe. Oui, ton histoire plus ancienne sur ce continent m'intéresse fort.
mardi 23 avril 2013 01:58
Peter Heffernan
Merci, Marc-Albert. Les pratiques de tous les jours dont vous parlez font vivre la culture de l'autre ainsi que celle de soi-même.... Lire la suite
mardi 23 avril 2013 02:02
Peter Heffernan
Merci aux amis de cette belle communauté des professeurs d'immersion. Vous faites changer le monde mille et mille fois plus positi... Lire la suite
mardi 23 avril 2013 02:05
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L’évaluation de l’écriture des élèves de l’immersion

Bonne année 2013! Nous sommes heureux d’avoir cette occasion de dialoguer avec vous au sujet d’un thème qui nous tient à cœur : l’évaluation de l’écriture des élèves de l’immersion française. Dans ce bref billet d’amorce de discussion, nous vous expliquons pourquoi nous avons entrepris le développement du Référentiel des compétences à l’écrit en immersion pour l’ACPI. Ensuite, nous vous demanderons votre avis par rapport à vos expériences avec l’évaluation de l’écriture.

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